Histoire et généalogie des familles Castelbou

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Accueil > Notables > Raymond Jean Léonce Castelbou

Raymond Jean Léonce Castelbou

Imprimer PDF

Raymond Jean Léonce Castelbou a été maire de Toulouse à deux reprises.
Une petite rue du centre-ville porte toujours son nom de nos jours.

On trouve dans les rapports et délibérations du Conseil général de la Haute-Garonne son éloge prononcé par le président :

« Messieurs,
Une pieuse tradition, à laquelle nous sommes toujours demeurés fidèles, nous fait un devoir de donner un dernier souvenir à la mémoire des membres du Conseil général que la mort enlève dans l'intervalle de deux sessions à l'affection de ses collègues. Je croirais manquer à ce devoir si je ne saluais pas d'un dernier hommage le cher collègue qui nous a été ravi, mon ami, votre ami, Léonce Castelbou.
Il ne me reste pourtant rien à dire de lui après les paroles éloquentes qui, vous vous en souvenez, ont été prononcées sur sa tombe, en votre nom, par le Président de la Commission départementale. Si on pouvait faire longtemps trève aux sentiments qui nous agitent dans la crise politique que nous traversons, j'essaierais de faire revivre devant vous la physionomie si intéressante de ce collègue excellent qui n'a laissé parmi nous que des regrets.
Il me semble que Castelbou représentait admirablement le type de ce que devait être un Toulousain de 1792, tout ému, tout imprégné des idées nouvelles, et pourtant, tout attaché aux intérêts particuliers de sa cité.
Passionnément attaché aux principes généraux qui sont le fonds commun et comme le patrimoine de son parti, il s'exaltait dans la discussion des affaires municipales ; en sorte que, par un contraste singulier, et qui était peut-être le secret de son éloquence à la fois emportée et familière, il vous intéressait toujours et vous ravissait quelquefois, en mettant au service d'intérêts parfois étroits, une langue pompeuse, d'où un contraste toujours piquant et souvent de brillantes surprises.
Castelbou – et c'est là le trait de sa physionomie qui avait fini par le rendre respectable et aimable même à ses adversaires – a été, par-dessus tout, le serviteur du parti auquel il s'était attaché et donné. Il a été quelquefois abandonné par son parti ; il ne l'a jamais abandonné, et sa vie politique, qui, à ce point de vue, peut servir d'exemple, s'est terminée par un acte d'abnégation.
Aussi c'est avec confiance que j'appelle tous mes collègues de la droite et de la gauche à s'unir à moi dans cet hommage rendu à la mémoire du collaborateur excellent dont l'absence se fera longtemps sentir parmi nous. »